Notre drone dans le panache des bateaux au port de Marseille

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Notre drone dans le panache des bateaux au port de Marseille

Notre mission : positionner le drone au coeur du panache d’un Ferry entrant ou sortant du le port de Marseille
Début juillet 2021, nous étions au port de Marseille avec notre drone “technique”, le M200 de DJI, capable d’emporter le capteur d’analyse de gaz, le BH-12 de la société Finlandaise Aeromon.
Nous allons ici détailler en images en quoi consistait précisément notre participation à la seconde phase des mesures de la qualité de l’air dans le cadre du projet de recherches européen SCIPPER* (Shipping Contributions to Inland Pollutions – Push for the Enforcement of Regulations) réunissant des dizaines de scientifiques venus de France, Finlande, Suède et Grèce.
Pour en savoir plus sur la phase 1 qui s’est tenu à Marseille en septembre 2019, nous vous invitions à parcourir notre premier article présentant les tenants et aboutissants de cette campagne, ainsi que les caractéristiques du module BH-12 avec capteurs d’analyse des gaz.

 

Pour mémoire : L’objectif essentiel de cette opération de mesure en 2021 est de comparer les données avec celles récoltées en 2019,  lors de la 1ère campagne en rade de  Marseille, et qui s’était tenu préalablement à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation internationale – au 1er janvier 2020 – dont le but est d’imposer de réduire la teneur en oxydes de soufre dans les émissions produites par l’ensemble des bateaux dans le monde entier (le seuil de tolérance maximal passant de 3.5%, à 0.5% soit 7 fois moins!).

 

Chaque matin, il faut calibrer et étalonner le module BH-12 en lui faisant “renifler” un gaz donné, stocké en bouteille.
Opération incontournable pour être certain de la précision de la mesure, et prenant une heure environ.
Notre mission : pour chaque bateau analysé, nous devions positionner le drone au coeur du panache du ferry entrant ou sortant du port de Marseille, durant une minute minimum, ceci afin de permettre au module d’analyse BH-12 d’acquérir suffisamment de datas qualitatives sur la composition de l’air au sortir des cheminées de chaque navire suivi.
Le drone M200 avec le BH-12 en cours de calibration sur la Digue du Large, au GPMM.
Il est 6h, les premiers ferries sont attendus pour 6h45.
Moyens techniques mis en oeuvre pour cette campagne de mesure : 
  • Dans les airs : un drone Matrice 200 embarquant le module de capteurs de gaz Aeromon BH-12, manoeuvré par un seul pilote de drone.
  • Au sol : un ordinateur relié par internet au BH-12 Aeromon, permettant de voir en quasi-direct la courbe de niveau des différents gaz présent dans l’air analysé

 

Le drone M200 avec le BH-12 en vol à l’arrière du panache d’un navire quittant le GPMM de Marseille par la passe Nord.
Méthode de placement du drone au coeur du panache de fumée : Pour ce faire, nous avons utilisé la caméra FPV du drone afin de visualiser en temps réel le positionnement du drone en vol dans les fumées émises – la plupart du temps – à l’arrière du ferry mesuré. Nous disons bien, la plupart du temps, car avec le vent qui a parfois soufflé assez fort, les panaches étaient sur le côté, ou tournoyaient. Dans ce cas, la qualité de la mesure fut médiocre car le vent dissipait beaucoup trop vite les fumées et les gaz émis pour laisser le temps à l’analyse. La puissance du système de mesure d’Aeromon est de pouvoir visualiser quasiment en direct le résultat de la mesure. Pendant chaque vol, nous savions si nous avions des données intéressantes ou non. En fonction de la courbe de niveau des gaz affichée à l’écran, notre pilote suivait les indications de l’ingénieur d’Aeromon et pouvait encore mieux placer le drone et le capteur dans le centre du panache.
Le télépilote de drone Drone-Pictures côte à côte avec le technicien Aeromon pendant chaque vols de mesures de la qualité de l’air.
Digue du large, passe Sud au niveau de la Vigie Sainte-Marie, Port GPMM à Marseille. La Major au fond.

 

Question autorisations : Aux habituelles mais néanmoins obligatoires déclarations préalables de vol en zone urbaine auprès de la préfecture des Bouches du Rhône, il a fallu obtenir celle du Port de Marseille et celles des compagnies de ferries que nous allions approcher par drone. Chaque commandant de navire savait qu’il allait être potentiellement survolé par un drone renifleur. Ceci pour prévenir toute alerte ou panique des équipages ou des passagers.

Notons que nous n’avions pas l’autorisation d’approcher ces navires à moins de 50 mètres. Le drone – homologué pour voler en ville ou en zone peuplée, équipé comme il se doit de parachutes, s’est donc toujours maintenu au-dessus de l’eau.

Un accès temporaire nous a été accordé pour accéder et se déplacer en voiture le long de la Digue du Large, ce de la passe sud à la passe nord, au niveau des Phares et balises.

 

 

 

 

 

 

Ultimes vérifications avant le décollage du drone M200 de Drone-Pictures et du module renifleur d’Aeromon. Rien n’est laissé au hasard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6h45 sur la Digue du large, Port GPMM à Marseille. Un ferry arrive au port de Marseille depuis la Corse, par la passe sud.

Décollage immédiat, malgré les rafales de vent. Palais du Pharo à l’arrière plan. Un vol délicat avec des panaches tourbillonnant et un drone malmené. Néanmoins les données seront exploitables et le M200 se révèlera apte à affronter des vents rafales avec sa charge atypique!

 

 

 

 

Nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble des partenaires du projet SCIPPER pour leur confiance, leur éclairage et leur assistance.

* Ce projet a reçu un financement du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne, au titre de la convention de subvention n ° 814893.

 

Vue aérienne par drone de la Digue du Large, passe nord, au niveau des Phares et Balises où les scientifiques avaient aussi disposé au sol des systèmes d’analyses de l’air. Photo © Drone-Pictures Marseille

 

Drone-Pictures avec son drone M200, et Aeromon avec son module de capteurs de gaz BH-12, mettent à votre disposition toute leur expertise pour l’analyse par drone de la qualité de l’air aux abords ou à l’intérieur de vos sites industriels, partout en France.

 

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